Jamais île n'avait eu autant de surnoms. Les indiens caraïbes l'appelaient l'île aux Belles Eaux, puis elle devenue l'île émeraude à cause de sa végétation avant de se transformer en île Papillon. Car, tout simplement, la Guadeloupe évoque, vue du ciel, la forme d'un papillon dont Grande-Terre et Basse-Terre seraient les deux ailes. Véritable miracle des tropiques, cette île a surgi de l'océan il y a cinq millions d'années et offre aujourd'hui au soleil des tropiques un nature généreuse ayant prospéré à l'ombre d'un volcan toujours actif. Sur les pentes de la Soufrière qui culmine à 1467 mètres, les forêts où s'entremêlent les flamboyants les palmiers et les hibiscus laissent apparaître de ci de là quelques cascades éblouissantes et conduisent à des plages de sable blanc où frémissent les cocotiers au gré des alizés. Un décor qu l'on dirait étudié pour le plus grand bonheur des vacanciers qui se laissent bercer dans ce parfum alternant plaisir du farniente et frisson de l'aventure. Et que dire de cette faune sous-marine et de ces poissons colorés qui barbotent autour d'îlots coralliens de toute beauté. Bref la Guadeloupe a de sérieux arguments pour prétendre au titre de paradis naturel.
Car l'île rassemble à portée de main un véritable microcosme de l'univers tropical dans ce qu'il a de plus flamboyant et de plus recherché. Au rayon de la végétation, l'île étonne par sa |
diversité qui permet d'observer des espèces spécifiques aux environnement secs des savanes à cactus, à celles des forêts les plus denses et les plus humides, en passant par les mangroves, les marais, les prairies et autres environnement botaniques privés d'où jaillissent des fleurs incroyables de couleurs et de formes. La forêt de Basse-Terre abrite ainsi six fois plus d'espèces d'arbres au km2 que celle de Guyane et l'on trouve sur une superficie qui représente 0,5% de la France plus de trois mille cinq cents variétés de plantes à fleurs. Le jardin d'éden n'est pas très loin. Il faut dire que la Guadeloupe est servie par des conditions naturelles pour le moins favorables. L'influence des alizés sépare en théorie les côtes orientales « sous le vent » des côtes occidentales « au vent » et donc plus souvent soumises au régime saisonnier des pluies. |